« Cherche et trouve » - Un podcast de Marine Visart (durée 25’33)
Un podcast pour explorer les coulisses de l’histoire
Comment fait-on de l’histoire ? Quelles traces, quelles sources, quelles démarches nourrissent la recherche historique ? Le podcast "Cherche et trouve" explore les coulisses du travail des historiennes et des historiens. À travers leurs récits, découvrez comment celles et ceux qui étudient le passé construisent notre compréhension du monde d’hier… et d’aujourd’hui.
Dans ce premier épisode, l’historienne moderniste Marie Kervyn - SOCIAMM, Faculté de Philosophie et Sciences sociales - nous plonge dans la période des Temps modernes, une époque marquée à la fois par sa complexité et par son ouverture sur le monde. Elle raconte comment elle retrouve la trace des migrants français des XVIe et XVIIe siècles dans les archives, et partage les joies, les frustrations et les questionnements – parfois très actuels – que suscite ce travail de recherche.
Cherche et trouve est un podcast créé par Marine Visart, en collaboration avec Laura Verbist et Luka Lopes.
Musique : Ehrling – Memories.
Pour aller plus loin :
Intermède : un sonal façon "Radio air Libre et complices" (durée 2'42)
« La nuit des atomes » d’André Suarès (durée 17’13)
Réalisation de Gregor Beck et Vincent Dragon
Prises de son et mise en ondes de Gregor Beck
Création musicale et guitare : Geoffrey Burton
Avec les voix de Sophia Leboutte, Yannick Renier et Lucile Vignoles.
Il y a tout d'abord l'envie de faire entendre un texte poétique et visionnaire d'André Suarès (1868-1948). Ce poème inédit avant sa parution en 1993 en annexe du recueil « Bouclier du zodiaque » aux éditions Le Cherche-Midi, date de 1900, soit 5 ans après la découverte des rayons X par Wilhelm Röntgen et un peu plus d'un an après la découverte du radium par Marie Curie.
Dans ce texte, sorte de conte fantastique et poétique, Suarès décrit, 45 ans avant les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki, une apocalypse atomique qui réduit en cendre une ville et ses habitants. Une vision qui, un peu plus de 30 ans après la fin de la guerre froide, revient hanter depuis quelques temps nos horizons.
André Suarès raconte l’horreur atomique en poète lucide. Le sublime côtoie l’horreur pure : l’élan fraternel et la soif de pureté et d’absolu qui saisit les êtres à l’instant ultime se brisent sur l’atomisation de la Cité et la dislocation des corps vivants.
C’est le récit en un temps contracté d’un changement de société, d’époque. Le passage d’un monde connecté au vivant à une société mécanique et industrielle jusqu’à l’apocalypse nucléaire.
Notre volonté a tout d'abord été de faire découvrir la puissance de ce texte au public, mais aussi, dans une forme relativement courte (17’13 minutes), de lui donner à entendre de la poésie par le biais d'une création sonore. Il nous semble que cette forme se prête particulièrement bien au soutien de cette parole.
